Apprendre à coder gratuitement en ligne : par où commencer

Par Agathe Morvan · Publié le

Carnet à spirale ouvert couvert de schémas et de flèches au crayon, entouré de crayons, de feuilles et de tasses de café sur une table en bois, lumière chaude du matin

Vous avez décidé de vous mettre à la programmation et la première difficulté n’est pas technique : c’est de choisir. Les résultats de recherche mêlent écoles payantes déguisées en « formation gratuite », plateformes qui ouvrent un chapitre avant de réclamer un abonnement, et vidéos sans suite. Quatre ressources suffisent pourtant à aller loin, toutes réellement gratuites, dont deux publiées en France par une association et par un institut de recherche. Voici lesquelles, dans quel ordre les ouvrir, et à quoi se reconnaît un site qui vous fera vraiment écrire du code.

Par quel langage commencer

Deux choix tiennent la route pour un débutant. Python, si votre objectif est de comprendre la logique de la programmation, de manipuler des données ou d’automatiser des tâches répétitives : la syntaxe se lit presque comme de l’anglais, et les meilleures ressources francophones gratuites reposent dessus. Le trio HTML, CSS et JavaScript, si vous voulez voir un résultat à l’écran dès la première heure et comprendre comment une page web est construite.

Ce qui compte davantage que ce choix, c’est de ne plus y revenir pendant quelques mois. L’erreur la plus répandue consiste à enchaîner trois introductions dans trois langages différents sans jamais dépasser la première boucle. Et comme pour les langues, la régularité fait tout : vingt minutes quatre soirs par semaine valent mieux qu’un dimanche entier, et le constat de notre examen de l’efficacité réelle de Duolingo vaut ici aussi.

S’entraîner là où le code est corrigé : France-IOI

Lire un cours ne fait écrire aucune ligne de code. France-IOI est une association à but non lucratif fondée en juin 2004, à l’origine pour entraîner la délégation française aux Olympiades internationales d’informatique, et qui met tous ses contenus en ligne gratuitement. Son parcours principal s’organise en six niveaux : les deux premiers couvrent l’affichage, les variables, les conditions, les boucles et les tableaux ; les suivants mènent à la récursivité, aux tris, aux graphes et à la programmation dynamique. Chaque exercice est corrigé automatiquement, et vous pouvez le résoudre en Python comme en C, C++, Java ou OCaml. Un parcours distinct suit le programme du lycée.

Pour un adolescent, ou pour apprivoiser la notion de boucle avant de taper du texte, Citizen Code Python, développé par Tralalere avec France-IOI, fait construire une ville quartier par quartier en résolvant des défis : d’abord par blocs, puis en Python. C’est gratuit, et chaque saison terminée donne un badge numérique, bon à mentionner le jour où vous ferez votre CV en ligne.

Suivre un cours structuré de bout en bout

Une fois les bases en place, il manque un cours avec un début, une fin et des évaluations. Le MOOC « Python : des fondamentaux aux concepts avancés du langage », produit par Inria et l’Université Côte d’Azur, est publié sur FUN MOOC, la plateforme publique française. Comptez neuf semaines pour environ quatre-vingts heures de travail, soit neuf heures par semaine, et un badge de réussite à la clé. L’équipe pédagogique annonce des prérequis — boucles, conditions, goût de l’abstraction — tout en précisant que la motivation peut les remplacer. Si la plateforme vous est inconnue, nos repères sur le fonctionnement de FUN MOOC vous épargneront la mésaventure classique : s’inscrire en fin de session, forums éteints et évaluations déjà closes.

Documentation et parcours en accès libre

Pour le web, la référence est MDN Web Docs, la documentation éditée par Mozilla. Sa section d’apprentissage déroule une progression complète, du premier site web à la mise en page CSS, au JavaScript, à l’accessibilité et au contrôle de version, en français pour une grande partie des modules, sans compte ni paiement.

freeCodeCamp est une organisation américaine à but non lucratif reconnue d’utilité publique, qui annonce que tout y est gratuit, cours, projets et certifications comprises, chacune de ces dernières représentant environ trois cents heures de travail. La contrepartie est claire : l’essentiel du parcours se suit en anglais. Et si vous encadrez des enfants, en classe ou en atelier, l’association Class’Code diffuse des ressources éducatives libres sous licence Creative Commons, pensées pour les enseignants, les animateurs et les parents plutôt que pour les élèves.

Un dernier réflexe avant de vous inscrire : aucun de ces sites ne demande de carte bancaire pour ouvrir un cours. Si une plateforme la réclame « pour vérifier votre identité », appliquez-lui les vérifications décrites dans notre méthode pour savoir si un site est fiable, et passez votre chemin ; les autres adresses de notre sélection de sites pour apprendre gratuitement obéissent à la même règle. Ouvrez France-IOI ce soir, faites les cinq premiers exercices du niveau 1, et ne payez rien avant d’avoir écrit vos cent premières lignes : c’est à ce moment-là, et pas avant, que vous saurez ce qu’il vous manque.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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